Erreur 1 : Attendre la dernière minute pour cotiser
Pourquoi attendre le 28 février pour cotiser? Certes, un placement en février sera pris en compte dans le calcul de votre feuille d’impôts de 2008. Mais si vous aviez cotisé plus tôt en cours d’année plutôt que de laisser cet argent dormir sur un compte chèques, votre placement aurait généré des revenus francs d’impôts.
Erreur 2 : Croire en l’État-providence
La manne d’État qui a subvenu aux besoins des générations précédentes ne sera plus là pour vous demain car les régimes publics de retraite explosent. La démographie, en particulier au Québec, est un couteau à double tranchant. Les Québécois vieillissent et il manque de jeunes pour subvenir aux besoins des aînés. Alors, si vous souhaitez vous assurer une retraite confortable, il n’existe pas d’autre alternative que d’épargner dès maintenant.
Erreur 3 : Prendre des risques pour rattraper le temps perdu
Un épargnant de la dernière heure qui tenterait de jouer plus risqué pour rattraper le temps perdu a toutes les chances de se brûler et de perdre même le peu qu’il aura mis de côté. Les actions sont des actifs risqués et ne sont pas recommandés si vous devez puiser dans vos placements dans le court ou moyen terme. À quelques années de la retraite, évitez les placements en actions et optez pour les titres à revenus fixes.
Erreur 4 : Commencer à épargner trop tard
Jouir de ses revenus pendant la jeunesse et épargner trop tard dans la vie active, c’est s’exposer à un manque de revenus à la retraite. A contrario, un épargnant qui mettrait des sous des côté très tôt bénéficiera de l’effet temps. Un épargnant qui mettrait de coté 5000 dollars par an entre ses 35 ans et ses 43 ans sera plus riche à la retraite qu’un autre épargnant qui aurait mis de côté 5000 dollars par an entre l’âge de 41 ans et 60 ans. Les placements du premier épargnant auront gonflé par le jeu des intérêts composés.
Erreur 5 : Ne pas maximiser ses cotisations
Vous avez le droit de verser dans un REER 18% du revenu gagné pendant l’année pour un maximum de 20 000 dollars. Depuis 1991, si vous n’utilisez pas pleinement votre droit de contribution, vous conservez le droit de faire des cotisations ultérieurement. Quoique avantageuse en apparence, cette flexibilité incite les Canadiens à cotiser plus tard, réduisant ainsi le gain possible par la cotisation au REER. En effet, si les cotisations sont versées tôt, les rendements sur ces placements seront aussi protégés de l’impôt plus tôt.
Erreur 6 : Concentrer les revenus en dividendes dans son REER
Les dividendes et les gains en capital sont moins taxés que les revenus fixes tels les intérêts sur les dépôts bancaires, sur les CPG et sur les obligations. Pour bénéficier d’un maximum de réductions d’impôts, il est recommandé de transférer en priorité ses titres à revenus fixes dans son REER et ensuite les actions en portefeuille.
Erreur 7 : Utiliser sa déduction dans une année de vache maigre
Si un épargnant n’a pas généré de revenus élevés pendant l’année en cours, son taux marginal d’imposition sera faible. Résultat : Les cotisations au REER lui donneront droit à des économies d’impôts moins intéressantes. Or, rien n’oblige l’épargnant qui a contribué à son REER à se précipiter pour bénéficier de la déduction associée à sa contribution dans l’année en cours. Il peut conserver le reçu de cotisation et s’en prévaloir plus tard, quand sont taux d’imposition sera plus élevé.
Erreur 8 : Trop jouer sur les substitutions
Les règles fiscales permettent de procéder à une « substitution, ou swap » avec son REER. On fait alors sortir du REER des titres qui y sont placés pour les remplacer par d’autres qu’on voudrait protéger de l’impôt. Cependant, le fisc considère un titre inclus par substitution comme un actif qui a été vendu et qui sera donc soumis à l’impôt sur les gains en capital. La prudence est donc conseillée!
Erreur 9 : Ignorer le REER de son conjoint
Un épargnant qui aurait dépassé sa limite de cotisation pour l’année peut mettre d’autres sommes à l’abri de l’impôt en contribuant au REER de son conjoint. De plus, quand des sommes ont été versées au REER d’un conjoint pendant trois ans, il est possible de les retirer. Ces sommes ne seront alors imposées qu’au taux marginal auquel le conjoint est sujet, ce qui pourrait être un taux plus avantageux si les revenus du conjoint sont faibles.
Erreur 10 : Ne pas utiliser son REER pour accéder à la propriété
Le régime d’accession à la propriété (RAP) comporte des avantages fiscaux pour les acheteurs de premier logement ou encore pour ceux qui ont déjà été propriétaires, mais ne le sont plus depuis cinq ans. Le RAP permet de sortir jusqu`à 20 000 dollars d’un REER pour l’acquisition d’un logement à condition de verser ce montant à nouveau au REER au cours des 16 prochaines années. Le conjoint coacquéreur peut aussi s’en prévaloir portant le potentiel d’utilisation du RAP à un maximum de 40 000 dollars par couple.
Erreur 11 : Ne pas contribuer par crainte d’une récession
Les conditions du marché boursier n’ont, à la limite, strictement rien à voir avec la décision ou non de contribuer à son REER. Ce qui importe avant tout, ce sont les économies d’impôts qui en découlent. Si les marchés vous inquiètent optez pour des véhicules de placement à capital garanti ou pour des titres moins risqués, mais ne modifiez pas vos bonnes habitudes d’épargne.
Erreur 12 : Dépasser la limite de cotisation
Si vous dépassez votre limite de cotisations, vous ne pourrez pas réclamer une déduction pour ces contributions lors de l’année en cours. De plus, ces contributions seront aussi imposables au moment de leur retrait de votre REER. Si vos contributions excédentaires dépassent 2 000 dollars, vous devrez payer une pénalité de 1% par mois sur le montant du dépassement.
Erreur 13 : Vendre des titres pour cotiser
Les contributions au REER peuvent prendre la forme de versements de titres, telles les actions ou les obligations. Le montant de la cotisation sera calculé à partir de la valeur du marché pour ces titres au moment où ils auront été versés au REER. Notez toutefois que le transfert de titres au REER sera considéré comme une vente de ces titres et donnera lieu à l’impôt sur les gains en capital.
Erreur 14 : Omettre de bénéficier du REER jusqu'à la fin
Le contribuable peut contribuer à son REER jusqu’au premier janvier de l’année qui suit son 69ème anniversaire. Passé ce délai, un contribuable peut encore cotiser au REER de son conjoint si ce dernier est plus jeune.
Erreur 15 : Être ultraconservateur à 30 ans
Investir uniquement dans des titres à revenus fixes est un moyen efficace de protéger son portefeuille. Cependant, une telle attitude peut priver un investisseur jeune de revenus à long terme. Les observations historiques démontrent que le marché rémunère la prise de risque par l’investisseur.
Pour connaitre la répartition la plus appropriée de vos actifs, adressez vous à un conseiller financier qui vous conseillera un choix de placements en fonction de votre profil de risque.
Erreur 16 : Être aventurier à 60 ans
Pour investir en toute sérénité dans un portefeuille misant massivement sur la croissance, il faut avoir du temps devant soi. C’est ce temps qui permet d’absorber les grands comme les petits chocs boursiers. À 60 ans, l’investisseur doit viser la sécurité des revenus et réviser la répartition de ses actifs en réduisant la pondération des actions et en augmentant la pondération des titres à revenus fixes.
Erreur 17 : Se priver des avantages de la souscription périodique
La souscription périodique, par le biais de prélèvements sur le salaire ou du compte bancaire, ne permet pas d’obtenir le rendement optimal des contributions maximales effectuées en début d’année. Toutefois, c’est là un moyen efficace de s’imposer une discipline d’épargne qui est aussi importante que les calculs stratégiques de rendement.
Erreur 18 : Dire que le REER n’en vaut pas la peine
La valeur de votre REER sera ajoutée au revenu imposable au moment de la retraite ou au moment du retrait du REER. Toutefois, placer ses économies dans un REER s’avère rentable malgré tout puisque les montants mis à l’abri de l’impôt aujourd’hui génèreront des rendements qui ne vous aurez pas été accessibles si vous ne les aviez pas placés dans un REER.
Erreur 19 : Ne pas faire confiance à un professionnel
Gérer un patrimoine financier demande du temps. Il faut s’informer, se préoccuper de fiscalité, d’assurances, d’économie, et prendre du recul par rapport à ses émotions pour demeurer objectif et garder une distance par rapport à son portefeuille. Les conseils d’experts sont toujours nécessaires, et précieux, dans ce processus. À vous ensuite de décider de la marche à suivre.
Erreur 20 : Confondre REER et placements
Le REER est un instrument qui permet de protéger son épargne de l’impôt. Le dépôt de ces sommes au REER n’est pas la réponse à tout. Faut-il encore que ces fonds soient gérés efficacement. D’où la nécessité de se doter d’une stratégie de placements avec l’aide d’un conseiller financier.